Philippe Meynard intervient sur le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux

Le 29 mars 2011 dans Séances plénièresUn commentaire

Lors de la séance plénière du Conseil Régional du 28 mars 2011, Philippe Meynard  a tenu à attirer l’attention de l’assemblée régionale sur la présence de la Centrale du Blayais sur l’estuaire et souhaite une vigilance accrue.

« L’un des enjeux de ce Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux « estuaire de la Gironde et milieux associé » attire tout particulièrement notre attention.

Cet enjeu, c’est « le risque inondation ».

Nous pouvons le voir uniquement sous le prisme de l’estuaire, mais vous savez comme moi que s’il y a bien un élément impossible à circonscrire c’est l’eau, il suffit d’avoir à l’esprit les drames Japonais.

Dans le document que vous soumettez à notre appréciation, il est notamment fait état de la mise en cohérence des Plans de Prévention des Risques Inondations et de la préservation des zones naturelles d’expansion des crues. Le territoire dont je suis issu, le Sud Gironde est particulièrement exposé aux risques d’inondations, nous avons tous ici en mémoire les dégâts causés en 1981.

Je sais donc l’importance des PPRI, mais surtout des digues dans la protection des biens et des personnes. Leur entretien devient un enjeu majeur, et je suis étonné que dans ce document, il ne soit pas davantage mis en valeur.

Je rappelle à tous la sensibilité de l’estuaire, avec notamment la présence en bordure immédiate de la centrale nucléaire du Blayais, qui avait déjà subi des avaries lors de la dernière tempête, à tel point que des pastilles d’iode avaient été livrées à chacune des mairies dans un certain périmètre. Des dispositions avaient été prises à l’époque pour protéger la centrale nucléaire notamment par un haussement important des digues, mais à la lueur de ce que le Japon traverse, nous ne pouvons qu’être au mieux très vigilants, au pire très inquiets.

Outre ce point qui légitiment nous préoccupe tous, j’attire votre attention sur le fait que ces digues sont des ouvrages publics posés sur des parcelles privées. C’est une loi très ancienne, une loi Napoléonienne qui dicte la responsabilité des uns et des autres. Par exemple, il faut savoir que l’entretien reste à la charge des propriétaires, en particulier au sein d’ASA. Le conseil général intervient pour une part non négligeable dans l’entretien au travers de subventions, mais il est difficilement pensable de laisser la responsabilité – et je dirais même la propriété – de ces ouvrages à des privés. Il en va de la protection des biens et des personnes.

Nous souhaitons par conséquent savoir quelles dispositions sont contenues dans ce SAGE en matière de protection contre les inondations, et lesquelles sont en encore discussion. »

 

Retrouvez cette intervention en vidéo :


Partagez cet article :
  • Print
  • email
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Facebook
  • Twitter
  • MySpace
  • Netvibes
  • Live
  • Digg
  • del.icio.us
  • LinkedIn
Tags: , ,
$trackbacks = 0;

Un commentaire

» Flux RSS des commentaires
  1. Bonjour,

    Je prends connaissance avec retard de votre intervention.
    Le SAGE Estuaire est probablement le seul SAGE qui s’est réalisé sans concertation.
    Sa partie digue est une méconnaissance du sujet.
    Si elle est appliquée elle induira des accidents.
    Notre site internet récapitule nos opinions, qui à ce jour n’ont reçu aucun démenti des ingénieurs. Voir une approbation de SOGREAH.

    Sincéres salutations

Commenter